Mon seizième anniversaire arrivait à grand pas et le fin des vacances avec, je m'occupais des derniers préparatifs pour ma petite fête qui me réjouissait. De l'extérieur, me voilà être minutieuse, calme et sûre de moi, bien que timide et incapable d'ôter ce terrible sentiment de froideur envers le autres. Mais il me sers, m'aide, me protège... De quoi me direz-vous? Et bien des autres et peut-être un peu de moi même aussi, en tout cas, il me permet de masquer celle que je suis et que je hais. Me voilà debout, devant mon miroir, et le début de ce mal-être qui ronge encore ma vie et mon corps. Mon premier profil, plutôt mince, pour vous peut-être, mais pour moi, il est le début de ma nouvelle vie... Je me hais. Et ensuite vous demandez-vous peut-être? Eh bien c'est l'horreur de la maladie et de tout ce qui va avec.
Vous allez surement me juger, tant pis... Je ne demande rien au final, j'ai simplement besoin de poser des mots sur ma dernière année d'existence.
Me revoilà, la bouche encore pâteuse, mais il le fallait... Oui je suis une faible, une lâche, une incapable... peut importe les mots que vous pouvez employer, pensez ce que vous voulez, mais je n'arrive pas à résister, je me hais... Mon maigre déjeuner a encore finit au fond des toilettes. Après l'avoir avalé, voilà que cet horrible sentiment me reprend. Et toujours ce même rituel... La porte close, je m'agenouille, prends deux longues et profondes inspirations, puis je sens mes doigts à l'orée de ma gorge, je le sens venir, il arrive... et c'est enfin la libération, je vomis. Je me hais... mais je n'y arrive pas... Mon reflet m'horrifie... Pourquoi n'a t-on pas le droit d'être à son image? Je demande juste de pouvoir être celle que je ne suis pas... Mais ça vous ne le comprenez pas... Il faudrait être comme moi pour le savoir... Mais vous n'y êtes pas...
Il n'y a plus personne pour me sauver, alors laissez moi en paix. Je ne suis pas capricieuse, je suis malade, pouvez-vous le comprendre? Je n'en suis pas certaine... Mais j'aimerais tant y croire... Pourtant peu vous importe de moi... Moi, elle me suis et elle modèle ma vie comme j'aimerais modeler mon corps.
Et puis de toute façon... Peu importe... Il est trop tard...