Parce que c'est possible...

Parce que c'est possible...
Les jours passent et malheureusement, se ressemblent. Pourtant je vous jure que j'essaye, mais je n'y arrive pas, ou peut-être que je ne le veux pas... J'aimerais que tout ça s'arrête, ne plus souffrir de me voir dans ce miroir, essayant à grand coup de poing de pousser sur mon ventre. Mais rien n'y fait, même comme ça elle ne me plaît pas, celle que je vois dans ce miroir. J'allais oublier l'essentiel..., Je m'appelle Marie et je ne suis pas folle... Je suis malade, mais bon, à vous de vous faire votre opinion. Soit, je pense qu'il faudrait commencer par le commencement et ce jour d'août où tout à commencer à changer.

Mon seizième anniversaire arrivait à grand pas et le fin des vacances avec, je m'occupais des derniers préparatifs pour ma petite fête qui me réjouissait. De l'extérieur, me voilà être minutieuse, calme et sûre de moi, bien que timide et incapable d'ôter ce terrible sentiment de froideur envers le autres. Mais il me sers, m'aide, me protège... De quoi me direz-vous? Et bien des autres et peut-être un peu de moi même aussi, en tout cas, il me permet de masquer celle que je suis et que je hais. Me voilà debout, devant mon miroir, et le début de ce mal-être qui ronge encore ma vie et mon corps. Mon premier profil, plutôt mince, pour vous peut-être, mais pour moi, il est le début de ma nouvelle vie... Je me hais. Et ensuite vous demandez-vous peut-être? Eh bien c'est l'horreur de la maladie et de tout ce qui va avec.

Vous allez surement me juger, tant pis... Je ne demande rien au final, j'ai simplement besoin de poser des mots sur ma dernière année d'existence.

Me revoilà, la bouche encore pâteuse, mais il le fallait... Oui je suis une faible, une lâche, une incapable... peut importe les mots que vous pouvez employer, pensez ce que vous voulez, mais je n'arrive pas à résister, je me hais... Mon maigre déjeuner a encore finit au fond des toilettes. Après l'avoir avalé, voilà que cet horrible sentiment me reprend. Et toujours ce même rituel... La porte close, je m'agenouille, prends deux longues et profondes inspirations, puis je sens mes doigts à l'orée de ma gorge, je le sens venir, il arrive... et c'est enfin la libération, je vomis. Je me hais... mais je n'y arrive pas... Mon reflet m'horrifie... Pourquoi n'a t-on pas le droit d'être à son image? Je demande juste de pouvoir être celle que je ne suis pas... Mais ça vous ne le comprenez pas... Il faudrait être comme moi pour le savoir... Mais vous n'y êtes pas...

Il n'y a plus personne pour me sauver, alors laissez moi en paix. Je ne suis pas capricieuse, je suis malade, pouvez-vous le comprendre? Je n'en suis pas certaine... Mais j'aimerais tant y croire... Pourtant peu vous importe de moi... Moi, elle me suis et elle modèle ma vie comme j'aimerais modeler mon corps.

Et puis de toute façon... Peu importe... Il est trop tard...

# Posté le dimanche 19 avril 2009 10:09

Modifié le dimanche 19 avril 2009 10:23

Renaissance

Éclore à nouveau,
De ces pages blanches,
Qu'il me reste à écrire.
Ne pas revenir en arrière,
Simplement pour essayer,
De comprendre,
Ce qui ne doit et ne peut
Être comprit.
Ne pas se souvenir de ces pages,
Si lourdes de souvenirs,
Que j'ai mis tant de temps à
Tourner.
Ne plus regarder les tâches,
Qui salissent ces pages,
Comme la souillure
Des mots qui y sont écrit.
Oublier sans oublier,
Simplement se servir
Du passé,
Sans jamais vouloir se souvenir,
De ce qui fait ma vie.

# Posté le samedi 21 février 2009 16:14

Rêver ou croire....

Arrête de rêver,
Jamais
Il ne pourra se réaliser.
Comment peux-tu croire
Qu'un jour tu pourras
La reprendre dans tes bras.
Comment oses-tu y croire ?
Arrête de rêver
Qu'un jour tu pourrais,
A nouveau laisser glisser
Tes doigts dans ses cheveux emmêlés.
Comment croire,
Qu'un jour tu pourras la revoir,
Et que devant un miroir,
Vous seriez deux à y croire.
Pourquoi oser y croire,
Quand il n'y a plus d'espoir ?
Peut-être pour essayer
D'oublier,
Qu'un jour vous y étiez,
Devant se miroir, enlacés,
Et que tout deux vous y croyaient,
Mais qu'à présent, le miroir s'est
Brisé.
De votre espoir volé en éclat,
Il ne vous reste plus qu'un choix,
Celui de franchir le pas.

# Posté le samedi 13 décembre 2008 13:00

Douce et Merveilleuse

Au ruissèlement de l'eau,
Je reconnais ces larmes,
Qui coulent sur tes joues.

Dans le noir,
Je reconnais cette beauté,
Si douce et merveilleuse.

Au son de la terre,
Je reconnais ces pas,
Qui frappent sur le sol.

A l'ombre,
Je reconnais cette vie,
Si douce et merveilleuse.

Au bruit de l'air,
Je reconnais ces cheveux,
Qui virevoltent sur mon visage.

Au soleil,
Je te reconnais,
Si douce et merveilleuse.

Au bruit du feu,
Je reconnais ces battements,
Qui crépitent dans ton c½ur.

Je t'aime Célia...

J'ai besoin de Toi

# Posté le jeudi 03 juillet 2008 11:40

Modifié le jeudi 25 décembre 2008 16:43

Je rêve

A l'ombre des Etoiles,
Je rêve,
Seul,
De pouvoir te voir.

A l'ombre de la Lune,
Je rêve,
Seul,
De pouvoir t'embrasser.

A l'ombre des Nuages,
Je rêve,
Seul,
De pouvoir te rassurer.

A l'ombre du Soleil,
Je rêve,
Seul,
De pouvoir te serrer dans mes bras.

Mais,
A l'ombre de moi-même,
Je rêve,
Seul,
De pouvoir être avec Toi.

# Posté le mardi 17 juin 2008 13:43

Modifié le jeudi 25 décembre 2008 16:43

Nuit étoilée

Dans la nuit étoilée, au couvert des arbres, une petite fille marche, une peluche à la main. Pieds nus, elle savoure la douceur de l'herbe fraîche, la délicatesse de la mousse. Elle continue à marcher, paisiblement, sans se retourner. Au bout, l'inconnu, la vie. Elle avance, au détour d'un arbre, sa peluche apparaît sur le sol humide, la petite fille avance, sans se retourner. A l'orée d'une petite clairière, la lune éclaire ses longs cheveux bruns, légèrement frisés. Sans marquer d'arrêt, mais simplement une petite hésitation, la petite fille continue d'avancer inlassablement. Sous ses pieds s'étend un mélange d'herbe fraîche, de mousse craquelant sous les pas et d'herbe sauvage. La clairière traversée, la petite fille continue d'avancer, les arbres sont moins nombreux autour d'elle, la lumière de la plaine lune éclaire le sol devenu un peu plus dangereux. Certaines racines des arbres ressortent du sol, obligeant la petite fille à détourner de sa trajectoire auparavant totalement rectiligne. La végétation au sol augmente, l'herbe sauvage se fait de plus en plus nombreuse au détriment de l'herbe fraîche. Après plusieurs détours, les cheveux de la petite fille s'éclairent de nouveaux. Une clairière plus grande que la précédente s'offre à elle. L'hésitation qu'elle marque est plus importante, mais elle s'engouffre dans ce passage sans protection. Au sol, la mousse disparaît au fil des pas de la petite fille, laissant place à de la terre. Les pieds de l'enfant deviennent sales, ses pas sont plus hésitant, moins franc. Malgré cela, elle accélère légèrement l'allure, mais à peine les premiers arbres franchis, elle est obligée de ralentir, la végétation est noueuse, les chemins compliqués, les détours long et épuisants. Le sol terreux est jonché de multiples racines plus ou moins dangereuse, mais la petite fille les passe sans frémir. Du haut d'un chêne, un hibou hulule et donne une petite âme à cette forêt. La petite fille continue de marcher, malgré les racines et les détours, elle tente de garder la même allure. Soudain, une nouvelle clairière s'ouvre devant elle. Plus qu'une hésitation, la petite fille marque un arrêt, avant de s'élancer. Dans ses pas, l'on peut noter une certaine appréhension, les enjambées sont plus longues, comme si un danger planait et qu'il fallait se dépêcher. La moitié de la clairière franchie, les enjambées deviennent foulées, la petite fille court à présent, vers une sombre forêt, où les arbres ne se distinguent plus les uns des autres. Un seul chemin s'offre à elle, sans hésiter, elle s'engouffre dans ce sombre passage. Les racines sont hautes à présents, les détours sont épuisants, les passages compliqués, le chemin devenu piste est de plus en plus dur à suivre. Mais la petite fille ne renonce pas. Elle continue d'avancer, mais ses pas se font de plus en plus lourds, l'allure est moins nette. Puis plus d'arbres, une longue prairie s'étend devant ses yeux, au fond loin à l'horizon, des arbres. La petite fille s'arrête longuement, elle tourne la tête à droite, puis à gauche. Après un long soupir, la petite fille part s'allonger sur les racines d'un arbre.

Dans le silence de la nuit étoilée, une main ridée se pose sur l'épaule de la petite fille, les jambes allongées nous semblent bien frêles, le léger tremblement du corps nous interloque. La petite fille tourne la tête et pour la première fois regarde en arrière. C'est un sourire radieux qui m'accueille etun visage usé par le temps.

# Posté le mercredi 04 juin 2008 15:03

Modifié le mardi 08 juillet 2008 09:22