Caché dans le jardin

Caché dans le jardin, elle l'entend qui compte appuyé contre le mur en face d'elle. Il va bientôt finir, elle retient son souffle espérant qu'il ne la verrai pas tout de suite. Il avait finit. Il se retourna, jeta un coup d'oeil furtif et s'élança pour trouver ses amis. Il ne l'avait pas vu, le coeur battant elle riait toute seule au fond d'elle même, sa cachette était tellement facile qu'il n'avait pas eu idée de venir voir de ce coté ci, ce qui lui offrait une marge de man½uvre respectable.
Patrice cherchait dans tous les coins qu'ils connaissait et qu'il avait pratiqué mais aucun n'était occupé, il commençait a s'inquiéter de ne trouver personne mais là était le but du jeu. Il continua donc à chercher dans tous les buissons et finit par trouver quelqu'un, qui avait réussi à se retrouver complètement emprisonné dans un buisson. Patrice avait rigolé, mais son ami lui avait un air inquiet. Il lui expliqua clairement qu'au début il était simplement caché derrière mais qu'il s'était vite retrouvé entouré de branche qui le maintenait ainsi, ne lui permettant même pas de crier, car une branche lui laisser juste l'air suffisant pour survivre. Patrice avait le visage fermé, inquiet de cet étrange phénomène. Encore quatre de leurs amis était cachés dans les buissons et si le même événement se reproduisait il ne fallait pas compter sur leur cris pour les diriger.
Olivia essaya de se libérer, mais il n'y parvint pas, ses membres immobilisé par les branches, elle ne pouvait plus bouger, l'air commencer à lui manquer et elle sentait la branche grandir sous sa gorge nouait. Elle tremblait intérieurement, essayant de chasser le stress qui pouvait encore sommeillait en elle, et qui pouvait lui déclencher une crise d'asthme d'un moment à l'autre.
Elle sortait depuis peu avec Patrice. Ils s'étaient croisés à de multiples reprises au collège mais ne s'étaient jamais parlé auparavant. C'est par hasard dans la file pour la cantine que Patrice avait délicatement passé son bras autour de sa taille, déclenchant un murmure continu, répandant la nouvelle à une vitesse folle. Ils étaient timides et le rouge avait finit par prédominé au niveau de leurs joues et de leurs oreilles. Mais tous avaient été sympa et les avaient laissés tranquille pendant le repas, pour qu'il fasse plus ample connaissance. Les jours s'étaient suivis et les beaux jours étaient arrivés, entraînant aussi une baisse d'affluence en cours mémorable. Près d'un élève sur deux ne venait plus en cours autant dire que la cours de récréation paraissait vide à la pose de 10h.
Une goutte glissait le long de la joue d'Olivia, elle essayait de contrôler sa respiration le plus possible le temps que Patrice arrive, mais il était partis de l'autre coté. Mais comment se faisait-il qu'elle ne puisse plus bouger ?, elle avait pourtant fait attention à pouvoir se libérer rapidement des branchages pour courir et gagner. Rien ne paraissait normal, cette branche au niveau de la gorge la maintenait en vie, mais elle pouvait à tout moment se resserrait, si elle avait eu « l'intelligence » de poussait ainsi.
Olivia s'inquiétait, elle relâcha son attention quelques seconde et l'angoisse l'envahit. L'air ne parvenait plus à ses poumons, et moins elle respirait plus son angoisse augmenté. 'était un cercle vicieux dont elle ne se sortirait pas toutes seule. Un bras, et puis plus rien, elle se réveilla allongé sur une civière, les pompiers autour d'elle. Elle ne comprenait pas.
Patrice avait repéré une tache rouge au milieu d'un buisson au loin. Il s'élança, courant le plus vite qu'il pouvait, il avait peut-être la vie quelqu'un au bout de sa course. Il plongea le bras dans le buisson, arrachant férocement les branches qui le gênait. Il tira Olivia inconsciente. Il l'allongea et appela de l'aide.
Les pompiers arrivèrent 5 minutes plus tard, Olivia repris connaissance alors qu'il l'emmenait à l'hôpital. Sa crise était sérieuse et les causes encore inconnu. La gendarmerie avait été appelé aussi. Patrice et son ami racontèrent l'étrange phénomène et la panique gagna les gendarmes. Il restait encore trois personnes dans les buissons susceptibles de ne pas pouvoir bouger. Les recherches se poursuivirent une bonne partie de l'après-midi mais tout le monde fut retrouvait sain et sauf. La zone fut interdite à toutes personne et les biologistes s'empressait de récupérer des échantillons qu'ils analyseraient sûrement pus tard.
Cette après-midi là, ils auraient dû réviser leur Brevet au lieu de jouer. Mais la tentation avait été trop forte, et leurs vies avaient failli payer de cela. Il prirent ça comme un message où il y a un temps pour s'amuser et un autre pour travailler, mais l'un ne doit pas prendre sur le temps de l'autre.

# Posté le samedi 16 juin 2007 15:50

Mon amour je suis parti...

Le voyage était long, nous étions entassés dans ce wagon. Le paysage défilait à travers la petite fenêtre. Je transpirais, on était beaucoup trop, le moindre espace était occupé. L'air était chaud et humide, des enfants pleuraient et des femmes criaient. Certains vieillards s'étaient assis comme ils le pouvaient dans un coin. Voilà que j'aperçois la nuit qui arrive, c'est la deuxième fois. Le train ralentis, je voyais les maigres arbres passés doucement. Le reste était un désert blanc. Tout le monde se précipitait à la petite fenêtre. Cela faisait deux jours que l'on avait rien mangé. Les maigres ration d'eau qu'on avait reçu furent quand le wagon fut aspergé. On ne pouvait pas bouger. On soupçonnait certains d'être mort, mais aucune certitude.
Les portes du wagon s'ouvrent, des ordres brefs, tous se précipitent dehors. Je suis pris dans le flux, projeté dehors, sans chaussures, nous sommes des milliers les pieds dans la boue, le froid nous mord le corps, nous avons faim, soif, nous sommes fatigué mais il faut courir dans la boue froide. Mes pieds s'enfoncent mais par moment je sens la peau d'un homme, ceux qui n'avaient plus la force de courir. J'ai le temps de penser à tout cela, je cours inconsciemment, je ne contrôle pas mes mouvements. Je vois deux hommes s'approchaient de moi, ils me soulèvent et m'encouragent. Je ne comprends pas ce qui se passe, plus rien n'est comme avant.
On est arrêter, en ligne. Ceux qui tombent sont ramassés et on ne les revoit pas. Mes jambes ne me portent plus, mais je résiste. Combien de temps a t-on passés les pieds dans la boue froide ?
Il n'en reste que la moitié, je suis de ceux là. On nous conduit dans une baraque rectangulaire. Ils nous donnent de nouveaux vêtements. On accepte et on va se coucher ? La nuit est encore là quand des cris s'évadent de l'extérieur. Des cris de femmes et d'enfants qui resteront dans ma mémoire. Mais que se passe t-il ? Où sommes-nous ? La fatigue m'emporte dans le sommeil. Mon rêve est compris d'horreur, je vois des enfants mourir de douleur, des bébés noyaient dans la boue sous les yeux de leur mère. Je me réveille en sueur, mon corps me fait souffrir. Un homme à coté de moi se retourne dans sa couchette. Ses yeux tombent sur moi.
- Tu es nouveau ?
La voix faible et rocailleuse me fait frémir.
- Oui, mais je ne comprends rien.
- Ah ça... espère connaitre autre chose...
- Hein ?
Il se retourna et les lumières s'allumèrent. Des cris et gémissements. Des insultes dans toutes les langues. J'ai repéré des Français. Mais le spectacle m'horrifie. C'est un dortoir d'environ 500 lits où s'entassent 2000 personnes. L'homme s'assoit dans son lit, il me regarde. Ses yeux sont marqués de fatigue. Son corps est squelettique. Il tente un sourire et me lance :
« Bienvenue à Auschwitz-Bikernau II : Le camp de la mort.

# Posté le samedi 26 mai 2007 09:41

Euh...

Olivier profitait de sa soirée devant la télé, mais juste pour faire du bruit, parce que vraiment rien ne l'intéressait. Emission barbante ou jeux inutiles, il préféra mettre un peu de musique. Sa chaîne Hi-fi laissait glisser un son doux et délicat dans son appartement. Tout était réuni pour qu'il se repose. Rien ne pourrait l'empêcher de bien dormir cette nuit. Il s'allongea sur son canapé, fermant les yeux pour chercher le calme et la tranquillité. Il vivait seul, et cela ne le dérangeait pas plus qu'autre chose, les femmes, ça n'était pas son truc. Il n'avait jamais compris pourquoi mais ça ne marchait jamais. Alors pour passer son temps, après le travail, il écrivait ce qui lui passait par la tête pour évacuer la tension et libérer tout ce qui pouvait être en lui. Il s'asseyait devant son ordinateur, toujours avec un fond de musique pour bercer le rythme de frappe. Il écrivait de courtes histoires, se disant que faire trop gros ne lui apporterai rien de plus que le bonheur qu'il trouvait dans ses nouvelles. Histoire courte relatant souvent des moments de sa vie, tout en y intégrant une partie d'imaginaire, laissant sa part de mystère aux personnages. Un soir, il s'assit et décidé que l'imaginaire était beau, mais que son histoire serait encore plus belle. Il s'installa, lança la musique et se lança. Il n'était plus lui même, ne cherchant pas ses mots, il évacue ses pensées, ce qu'il voudrait dire, mais qu'il n'arrive pas a prononcer, l'écriture le libère. Il ne connaît pas le blocage qui le prive quand il parle. L'écriture est à lui, c'est son style, tout lui appartient. Il sent en lui que ça fait du bien de dire ce qu'il pense. Mais il comprend la part de bonheur qu'il y a à enfin dire ce qu'il ressent quand il écrit. le bonheur unique qu'il a à composé ces phrases, pour son bonheur mais aussi celui des autres. Il cherche à dire ce qui se cache au fond de son c½ur, l'amour qu'il refuse de connaître mais qu'il désire plus que tout. Il la voit toujours, il sait où il peut la voir, mais il n'ose pas, il a peur. Mais il est heureux de la voir. Alors il est là devant son clavier, à livrer ce qu'il est, ses plus profond sentiments. Celui du bonheur de l'écriture qu'il a découvert par hasard un jour de désespoir, où il cherchait le réconfort et qu'il a trouvait celui des mots. Il a ouvert son c½ur à cette liberté. Il a ouvert les yeux sur le monde. Il a ouvert sa vie aux autres. Osant confier ce qu'il sait de lui. Regardant ses écrits en se disant que ce n'est pas de lui. Non ce n'est pas de celui qui lit, mais de celui qui écrit le véritable Olivier, celui qu'il n'ose pas montrer en public, mais que les mots savent retranscrire dans les détails, les moments de sa vie. Aujourd'hui je suis devant ce clavier a vous confier ce que je suis, je n'avait jamais osé dire cela.

# Posté le mercredi 16 mai 2007 12:29

Rencontre avec la mort

Le ciel était bleu ce matin hivernale. Les mains dans les poches, un homme marche dans la rue. Inconnu parmi les autres, il attire mon regard. Une sorte d'aura, aucune explication n'est possible, il est différent et pourtant il est comme tous. Le froid l 'a poussé à mettre les mains dans les poches pour les réchauffer, tous le monde fait ça. Mais cet homme là me paraît être unique. Il disparaît de mon encadrement de fenêtre, laissant derrière lui quelques questions. Mais rien de bien important. Juste une intrigue, il me paraissait si unique, il se détachait de la foule à l'½il. Mais pourquoi lui ? Je ne sais pas, étais-ce peut-être moi qui m'y était attardé. Je jurerai pourtant qu'il n'était pas comme les autres. Quelque chose en plus devait lui apporter cette différence. Je ne l'avais pourtant que très peu aperçu, mais son image était inscrite dans ma mémoire. je revoyait sans cesse son passage devant ma fenêtre ce matin là. La semaine s'écoula sans que je n'y repense, mais il repassa, juste quand je regardait, voir pourquoi tant d'agitation animait la rue. Tout le monde courait, pris d'affolement, je ne comprenait pas, quand soudain ma fenêtre explosa. Je ne compris pas, j'étais allongé sur le sol, je voyais tout le monde allongé autour de moi, des éclats de verre criblant leur douce peau, mais moi je n'avais rien, pas même une égratignure. Comment se faisait-il, j'était juste devant la fenêtre ? Aucune réponse. Et cet homme qui regardait dans ma direction. on ne voyait pas son visage, masqué par une capuche noire. Je me relevais difficilement, et quand je jeta un coup d'½il sur la rue, je me trouvait face à un mur. La fenêtre était là, intacte, personne n'était dans la petite salle. J'aurais pourtant juré avoir vu la mort de mes propres yeux. Ils étaient là, le mur avait volé en éclats tout comme la fenêtre. Et tout était revenu en quelque secondes. Ils auraient disparus comme ça ? Aucune réponse. La rue était calme, les passant marchaient normalement, aucun signe d'agitation. Devenais-je fou ? Aucune réponse. Et cet homme, il était encore là, me regardant, je cherche l'explication, il a sûrement une raison a tout cela, mais qu'elle est-t-elle ? Aucune réponse. J'ouvre la porte, anxieux de ce que je pourrais trouver. Personne, aucun bruits. La peur me gagne, où sont-ils donc tous ? Aucune réponse. Je me remet à la fenêtre, espérant apercevoir cet homme si mystérieux. Mais cette fois j'irai le voir. Il est peut-être la cause de tout cela, mais qu'a t-il fait, a part passer dans ma rue, comme des centaines de personnes le font chaque jour ? Aucune réponse. Il est là, je le voit arriver au loin, il n'apparaît donc pas ainsi, mais cela fait quand même la troisième fois qu'il passe dans le même sens. Je cours, vingt-trois marches me sépare du rez-de-chaussée, je les descend à une vitesse vertigineuse. La porte est si proche. J'entend des cris dans la rue, je me précipite, l'homme est là, juste en face. Il me regarde sortir en courant. Une agitation anormal règne dans la rue, comme une peur inconnu qui gagne les gens. Moi je suis impassible, je ne bouge pas. Il est là en face de moi. Je sens mes forces m'abandonner, mon esprit m'échappe, dans un effort de volonté, je retrouve la faculté de marcher. Un pas, deux et le sol se dérobe sous mes pieds. Mes forces m'ont abandonnées. Je ne sais pas où je suis, un homme est au dessus de moi. Une capuche sur la tête, je hurle de peur. Un cercle s'est formait autour de moi, un vieil homme se penche, l'air simple, mais sérieux.
- C'est un simple malaise rien de grave
- Ah, s'exclame la foule.
- Mais qui êtes vous ?
- Oh je suis venu regarder mon futur appartement.
La nouvelle me fait un choc. Comment avais-je pu penser que des évènements inexpliqué se serait produits ? Aucune réponse. Je lève la tête. Un homme avec un capuche se trouve devant moi, personne n'y fait attention. Il est pourtant pencher sur moi, comme le vieil homme.
- Mais qui êtes vous ?
Aucune réponse. Au fond de la capuche deux yeux gris. Un souffle, froid.
- Je suis ta plus grande peur : La mort.

J'avais ma réponse. Je pouvais partir.

# Posté le mercredi 16 mai 2007 11:41

Modifié le jeudi 25 décembre 2008 16:40

Nilo

Nilo
Au collège tout le monde la connaissait cette joli petite brune. Tous les garçons ont remarqués sa présence et voudrai bien sortir avec elle. Mais seul un avait gagné ses faveurs : Kévin. Envié de tous, il était chahuté, les 3° le bousculait dans les couloirs. Mais il était amoureux, et rien ne l'empêcherait de rester avec Nilo.

Le printemps était arrivé et les beaux jours avec. Le parc était rempli en ce mercredi après-midi, la moindre parcelle d'herbe était occupée. Le marchand de glace était ouvert depuis une dizaine de jours et devait se ravitaillait au minimum deux fois dans un après midi. Nilo et Kévin se promenait main dans la main, une glace vanille pour Nilo et pistache pour Kévin. Après avoir cherché en vain une place à l'ombre, ils se dirent qu'une place dans un café climatisé serait encore plus confortable. En route vers un café sur la place du village, un groupe de jeunes filles croisèrent Nilo et Kévin. Deux jumelles habillé à la mode mais pas trop, une joli jeune fille brune habillé façon gothique, ainsi qu'une belle blonde habillé classique. Sans aucune retenue, Kévin se retourna à leur passage, ce qui fit mal à Nilo.
- Mais qu'est ce que tu fait ?
- Ben je regarde un peu, j'ai pas le droit ?
- Ben... mais... si mais je sais pas tu ne m'aime plus ?
- Je sais plus trop en fait... je suis sur de rien...
- Tu veux me quitter ?
- Je pense que ça serait mieux pour le moment...
Nilo partit en courant un n½ud au fond de l'estomac retenant ses larmes de son mieux. Le dégoût et la tristesse se mêlaient à son chagrin, elle était seul, son seul bonheur était partit... après cinq mois de bonheur intense, il lui avait menti mais depuis combien de temps n'éprouvait-il plus rien ? pourquoi ne pas l'avoir dit ? Pourquoi le lui faire comprendre comme ça ? Qu'est ce qu'il n'allait plus ?, autant de question qui n'aurait pas de réponses et qui s'agglutiner à son esprit, elle prenait conscience de ce qui venait d'arriver. Ses larmes séchaient mais le chagrin la rattraper peu de temps après provoquant des crises de sanglots qu'elle cachait de son mieux. Une semaine passa ou elle ne parlait plus, se refermant sur elle même, elle s'éloignait du monde, devenant solitaire, elle s'éloignait de ses amies, les garçons ne la regardait plus, plus rien n'était comme avant. Elle perdait tous ses repères, la vie n'avait plus aucun goût. Un soir elle s'assit dans son lit songeant au bien que lui ferait la mort. Plus aucun repère, le vide total, plus de souffrance, rien. Le suicide lui offrait la meilleure solution pour arrêter sa descente infernale. Elle ne savait plus quoi faire, elle s'allongea et le sommeil la gagna reportant à plus tard ses méditations. Le jour se leva et Nilo descendit prendre son petit déjeuner sans appétit comme depuis le jour ou Kévin l'a quitté, mais elle se força a mangé consciente qu'elle ne devait pas plongé dans l'anorexie sous prétexte qu'elle était triste. Son moral remontait au file des jours. Elle se rapprochait de ses amies qui avait compris pourquoi elle s'était éloignée mais regrettaient qu'elle ne leurs est rien dit. Il leurs avaient fallu attendre deux jours pour que la nouvelle se diffuse dans le collège. C'était la seule chose qu'elles auraient pu lui reprocher mais elles la pardonnèrent rapidement. Cela ne voulait pas dire que Nilo était totalement remise de sa première séparation. Au contraire, elle continuait à espérer que Kévin reviendrait. Pensant que le remord le prendrait, leur amour était si intense, si doux et beau, mais Kévin était passé à autre chose.
Il avait revu les deux jumelles, les trouvant vraiment ravissante toutes les deux, il était bien décidé à sortir avec une des deux. Elles habitaient à quinze kilomètres de son village, mais cela ne le dérangeait pas mais il devait choisir entre une des deux... et le choix risquait d'être compliqué. Les deux était merveilleuse, mais a force de les regarder il compris que seulement une lui plaisait réellement. Il se décida à aller la voir, Nilo n'occupait plus ses pensées depuis longtemps et il se fichait complètement de savoir si elle était triste ou pas. Le week-end arrivait, et Kévin savourait ces derniers instants avec sa petite amie avant de rentrer chez lui l'esprit libre et le c½ur remplit d'amour, celui qu'il n'avait pas donné a Nilo.
Elle regardait le soleil se couchait, pensant aux tendres moments qu'elle aurait pu passer avec Kévin. Elle se promenait dans les rues, essayant d'échapper à la solitude de sa chambre, où elle ressassait sans arrêts ces moments de bonheurs. Alors qu'elle sortait de la Rue grande, elle vit Kévin dans les bras d'une des jumelles du collège. Pas facile de les distinguait l'une de l'autre mais elles se démarquaient par rapports aux autres ce qui les rendaient facilement reconnaissable. Une envie de vomir lui monta, le c½ur brouillé, elle partit loin en courant sans retenir ses larmes, la douleur était trop grande, les sanglots l'empêchaient de respirer, toute seule dans la rue elle hurlait son désespoir.
Un habitant de la petite rue sortit par sa fenêtre en criant a Nilo de dégager de devant chez lui et d'aller chialer ailleurs.
Nilo alla s'isoler près d'un lavoir loin des habitations et y resta un petits moment, laissant passer ses sanglots. Elle s'essuya le visage du maquillage qui avait coulé. L'appétit coupé, elle rentra chez elle et partit se coucher sans rien dire.
Samedi matin, Nilo n'a pas faim, elle reste couchée, pleurant encore son espoir brisait de revivre avec Kévin. Les volets entrouverts, elle aperçoit l'épais brouillard qui s'est installé.
Seul l'envie de changer d'air la fait descendre se changer. Le repas de midi passa et Nilo ne mangea que quelques légumes. Son après midi se déroula dans les rues, mais de peur de recroiser Kévin, elle se retrouva assise sur les marches devant chez elle a griffonné des petits dessins sur des feuilles.
J'aimerais être une larme pour naître dans tes yeux, couler sur tes joues et mourir sur tes lèvres. Voilà les dernier mots qu'elle avait écrit sur un morceau de feuille déchiré. Laissant son c½ur vider tout ce qu'elle avait gardé. Assise sur les marches de sa maison dans les ruelles étroites du petit village un homme passa par là.
- Que se passe t-il mademoiselle ?
- Qui êtes vous pour vous soucier des autres ?
- Je ne suis personne d'autre que moi même, mais si vous ne voulait pas de mon aide je peut partir...
- Non désolé... c'est de ma faute
Et la conversation s'engagea, Nilo avait besoin de parler et ce jeune homme lui offrait cette possibilité sans préjugés. Il l'écouta de longues heures sans l'interrompre lui donnant les conseils qu'il estimait être les meilleurs. Nilo était soulagée, cette après-midi lui avait ouvert les yeux plus jamais elle ne serai comme avant. Le soir même elle commença un journal, écrivant des poèmes sur ce qu'elle ressentait et son nouveau départ, elle se sentait libre tout à coup, ne voyait plus de limites à la vie. « Je me sens revivre, il est beau, je croit que j'aime », voilà les derniers mots de son journal.
La nuit passa, faites de rêves étranges mais beau, lui offrant une nouvelle vision des choses. Il lui fallait descendre au collège, juste une centaines de mètres.
Elle arriva toute guillerette et se confia à sa meilleure amie :
- Il est trop charmant mais je sais pas d'où il vient, il doit être nouveau je l'avais jamais vu avant.
- Fait quand même attention... ça pourrai être dangereux
- Ne t'en fait pas pour moi je suis prud...
Il était là, un inconnu parmi la foule, mais il ne lui échappait pas, elle courut vers lui, lâcha son sac pour courir plus vite. Tout le monde la regarder, puis tout le monde tourna le regard. Comme un instant solennel que tout le monde voulait leur laisser. A l'heure de la récréation tout le monde y allait de son commentaire, mais tous était ravi de voir que tout allait bien. Ils les laissaient seuls le plus possibles même ses amies la laissé profiter de ce moment unique. Peut-être trop gentil...

Aujourd'hui le collège est fermé. On a retrouver une jeune collégienne dénudée un sourire aux lèvres, morte dans une ruelle à deux pas de chez elle.

# Posté le mercredi 16 mai 2007 10:55

Modifié le mercredi 01 juillet 2009 17:41

Souvenir du futur...

Elle était au collège, en classe de 5°, encore jeune et puérile, elle rigolait sans cesse avec ses amies, dans un coin de la cours de récré. Des fois elles en faisaient le tour essayant de trouver le plus beau garçon avec qui sortir.

Célia avait passée l'âge de jouer au billes ou bien de se moquer des garçons. Maintenant elle rigolait avec ses copines, toujours sur les garçons, mais le sujet était différent. Maintenant elle les regardait avec une petite envie d'en embrasser quelques un qui était à vrai dire pas mal à son goût. Son goût, toujours différent de celui des autres, et jamais bien compris. Mais elle l'assumait.

Le mois de Mars allait s'achever et la « saison » des amours allait réellement débuter. Célia prenait le plus grand soin à se faire belle devant son miroir. Maquillage léger, coiffure quasi parfaite, elle rayonnait de sensualité. Celui qui causait une telle préparation était en 4°, de taille moyenne, il était châtain aux yeux verts. Un véritable contraste qui avait conquis le c½ur de Célia. Savoir si elle l'aimait était compliqué, mais il lui plaisait beaucoup et elle cherchait à lui plaire.
Elle notait les moindres détails de ses journées dans un carnet qu'elle cachait entre ses couettes. Elle y notait toutes ses émotions, le bonheur qu'elle sentait naître dans son c½ur quand elle l'apercevait, la peur qu'elle ressentait de savoir qu'il pouvait la voir mais elle mettait tout en ½uvre pour le voir et qu'il la voit. La gène qu'elle sentait à l'idée d'aller lui parler.
Célia perdait ses moyens devant un garçon. Plus rien ne fonctionnait comme elle l'avait imaginée. Elle cherchait un détail qui lui donnerait un peu d'espoir, juste croiser son regard ou le savoir proche d'elle. Elle espérait de plus en plus, ses amies la voyait se détacher, se mettant à rêver des moment qu'ils pourraient passés ensemble. Se promener main dans la main dans la cours du collège, savoir qu'elle pourrait se blottir dans ses bras si elle n'allait pas bien. Au fil du temps, ses rêves s'amplifiaient, se voyant sans cesse avec lui, l'embrasser sans limite, pouvoir vire avec lui.. Célia pense qu'il était temps de dire à ses amies ce qui la rendait comme ça. Elle se confia à sa meilleure amie, lui avouant ses rêves, et tout ce qu'elle avait imaginée depuis quelques semaines. Elle parlait de lui comme s'il était parfait, il avait l'air de l'homme idéal, la description de Célia réjouissait Kim qu'elle est enfin trouvée quelqu'un qui lui plaisait.
Le lendemain, toutes cherchaient le fameux garçon dont Célia était passionnée. Mais elles ne l'aperçurent pas, et Célia était absente. Elle devait se sentir mal et avait besoin de repos.
La journée était belle, le printemps s'était bien installé, et cela allait continuer. Tout se déroula à peu près normalement, malgré la chaleur, les filles marchaient dans la cours, et un garçon vint à leur rencontre. Il voulait parlé à Kim personnellement. Ils s'éloignèrent sous le regard guetteur de ses amies. Leurs doigts s'entrecroisèrent et des petits cris de joie fusaient, tout le monde y allait de son petit commentaire sympathique. Kim s'éloigna en leur faisant un large sourire.
Célia avait assistée à toute la scène. Ce garçon s'était celui dont elle rêvait, comment Kim avait-elle pu ? Aucune idée, mais le dégoût s'empara d'elle. Elle ne contrôlait plus ces mouvements.

« Ce jour-là un drame suivit au bonheur ». C'était la dernière phrase de l'article de presse L'histoire d'une fille qui aurait « trompé » son amie. Après une brève dispute les deux étaient tombées. Il en ressortit un accident.

La rage dans les poings, Célia déversait un flot de coups sur Kim. les mains pleine de sang, Célia s'arrêta , retenu par des 3°. Après l'avoir calmée, ils la lâchèrent. Son corps fut retrouvé couvert de plaies.

Une lettre se trouvait à coté d'elle. Deux mots, les derniers : Je l'aimais.

Un groupe d'élève silencieux avance, lentement.

Un mot : Adieu.

# Posté le mardi 15 mai 2007 15:43

Modifié le jeudi 25 décembre 2008 16:41