La tête dans les nuages il rêvassait comme à son habitude, s'imaginant voyager le long des océans, parcourir ces continents. Il en avait rêvé a travers tant de livres, les images de l'Afrique noire restaient gravé dans sa tête. Le professeur de mathématique le tira de ses songes, lui rappelant qu'il était là pour écouter et non dormir pendant les heures de cours.
Marc était seconde dans un lycée perdu au milieu de la campagne ardéchoise. Les fenêtres des salles de cours donnait sur une petite rivière qui passait pas là et une grande plaine. C'est ici que Marc rêvé le plus, s'imaginant partir tout droit, en visitant au fur et à mesure les villes qui se présenteraient à lui. Mais ça n'est pas à seize ans que l'on décide de cela, alors il restait coincé sur sa chaise, l'air triste de ne pouvoir être libre de ses mouvements, contraint de changer de salle à chaque heure de cours, jamais le même paysage, les cours s'enchaînait et Marc n'attendait qu'une chose, la sonnerie de fin des cours. Elle intervint au milieu du discours de la prof d'anglais qui essayer de maintenir les élèves en place encore deux minutes. Rien à y faire la moitié était déjà dehors. Marc courait vers la sortie, pour sentir l'air pur de la nature lui envahir les poumons avant de prendre le bus pour vingt sept kilomètres de route. Le bus était l'unique qui desservait la petite ferme ou il habitait depuis que ces parents avait déménagés de Paris ne supportant plus l'ambiance de la ville. Marc s'était retrouvé complètement changé, il fallait se refaire des amis, s'habituer à la campagne mais surtout il devait essayer de se concentrer en cours.
Ils étaient encore quatre dans le bus, quand le chauffeur s'arrêta sur le bord de la route.
- Panne sèche, impossible de continuer
- Mais je doit rentrer chez moi, lui avait rétorqué un élève
- Désolé faudra attendre
- Ah ça pas question, fit Marc.
Il descendit du car et commença à marcher au bord de la route, quand un main se referma sur son bras. Le chauffeur du bus le ramena directement dans le bus sans aucun mot. Marc compris qu'une telle agressivité n'était pas normal. le chauffeur d'habitude si calme et gentil. Le soleil s'approchait de plus en plus de l'horizon et éblouissait tout le monde. Quand au chauffeur, il ne l'avait pas revu, il était partit chercher de l'aide depuis plus de deux heures et Marc savait que la ferme la plus proche se trouvait à moins de trois kilomètres de là. Pourtant il garda son calme imaginant plein de scénario plus horrible les uns que les autres. Hélas pour lui un de ceux là allait se réaliser. Sa famille était installé depuis peu de temps et n'était au courant de rien quand à la légende que des êtres peuplerait la foret. Des êtres démoniaques pour certains d'autres disait simplement avoir aperçu quelque chose bouger un soir en passant mais rien de plus, juste de quoi lancer une folle rumeur.
La nuit était tombé, me chauffeur n'était toujours pas revenu et la peur commençait à gagner les quatre adolescents. le chauffeur leur avait interdis de descendre tant qu'il ne serait pas de retour, mais l'attente était longue, et le stress poussa un adolescent à descendre.
A peine avait-il mis un pied à terre que le bus oscilla comme si quelque chose l'avait frappé violemment sur le coté. pris de panique tous se précipitèrent vers la sortie, apeuraient, ils ne songeaient qu'à une chose partir loin d'ici et loin de cette foret immonde sûrement hantait.
Marc resta assis, suivant les instructions du chauffeur, il devait bien y avoir une raison à ce qu'il avait dit ou alors c'était un piège, mais il préféra écarté cette hypothèse rapidement.
Soudain à la lueur de la lune il vit quelque chose se déplacer avec une aisance remarquable. Des cris d'horreur envahirent la nuit, des cris d'agonies horrible, Marc se boucha les oreilles mais les cris était trop puissant. Puis le silence se fit doucement, le bus oscilla de nouveau, Marc intriguait voulu se lever, mais ses jambes ne lui répondait plus. Il essaya de se grandir pour voir ce qui avait pu se passer. Il lâcha sa prise sur les sièges et se couvrit les yeux. Le spectacle était horrible. Le sang baignait l'herbe, des membres était éparpillés un peu partout. Marc attendit quelques instants essayant de reprendre le contrôle de ses jambes. Après plusieurs minutes, il se leva, évitant de regarder dans la direction du carnage. Il ne pouvait pas rester là, à attendre alors que tous les autres avaient été déchiquetés par des êtres inconnus, innommables, et sanguinaire en plus de ça. Marc pris une profonde inspiration et s'aventura hors du bus. Il marchait calmement, essayant d'avoir l'air le plus naturel possible. Un bruit attira son attention dans les fougères à l'orée de la forêt. Décidait à ne pas se laisser gagner par la peur, il s'aventura dans la forêt, ce que jamais personne n'avait osé faire une nuit de pleine lune.
- Allez Marc, il n'y a pas de quoi avoir peur
- Recule étranger !!!
Une voix puissante avait retentit à quelques pas de lui.
- Qui êtes vous pour vous cachez ainsi ?
- Je suis un monstre de plus sur cette Terre
- Ne dites pas ça et laissait moi m'approcher
- Non ne faites pas ça
La voix lui était familière.
- Non vous n'êtes pas ?
- Et pourtant si...
- Mais pourquoi ?
- Une sorcière m'a chassé de mon Monde. Depuis je suis obligé de me transformer, seule la chaire humaine est comestible pour moi...
- Dois-je en déduire que vous allez faire la même chose avec moi qu'avec mes camarades ?
- Hélas oui.
Un être difforme s'élança à une vitesse phénoménal, directement sur Marc, deux pattes se refermèrent sur sa poitrine, deux yeux bleu de douceur luisait à la lueur de la lune.
Ce fut la dernière vision de Marc, en un instant tout se brouilla et la mort l'emporta.
Avant de mourir Marc se dit qu'au lieu de rêver il aurait du profiter, vivre avec ceux qui l'entourait en essayant de s'attacher à eux. Peut-être aurai t-il aperçu Meryl qui au loin l'appelait au loin pour lui avouer son amour.
Mais cela est une autre histoire, car Marc est mort.